Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 10:00

Dans cette article, un sujet sur l’évolution de l’organisation du travail.

Dans ces quelques lignes, un reflet de ce que de nombreux salariés vivent, y compris chez Décathlon…

 

Pour nous contacter ou réagir : cfdtdecathlon@hotmail.fr

 

 

L’individualisme mise en place à partir des années 1970 de façon progressive, et qui s’est résolument affirmée à partir des années 1980, a  constitué le terreau favorable à une idéologie prétendument consensuelle visant à propager  une nouvelle éthique du travail. Celle-ci se résume en l’exigence d’un engagement total de chaque salarié dans son travail pour la cause de son entreprise, au nom de la communauté d’intérêts et de valeurs qu’elle représente, engagement total qui permettrait à chacun de se réaliser et de se découvrir dans son travail en se mesurant aux autres face aux défis du travail moderne. La cause de la société se trouve ainsi reléguée derrière celle de l’entreprise et de l’idéal narcissique de chacun.

Cette coupure du cordon ombilical qui relie le travail à la société va de pair avec une détérioration nette des relations sociales au sein des entreprises.

Nous en arrivons à cette situation absurde où le travail, devenu de plus en plus central dans notre société, perd de sa valeur socialisatrice et de son lien avec la société pour se transformer en un lieu  de lutte de tous contre tous.

Les organisations du travail modernes ne fournissent pas aux salariés les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs et les missions, très exigeants et souvent peu réalistes, qui leur sont imposés.

Elles sous-traitent aux salariés les difficultés, les contradictions un travail de plus en plus complexe, tendu entre impératifs qualitatifs et quantitatifs.

Bien qu’ils soient décrétés responsables et qu’on en appelle à leur autonomie, les salariés n’ont pas la possibilité de négocier leurs objectifs, pas plus que les moyens fournis pour les atteindre.

Enfermés dans les tensions de leur travail, mis en concurrence systématique avec leurs collègues, qu’ils voient comme des obstacles ou comme des ennemis, angoissés par l’idée de n’être pas à la hauteur, ils sont, sur le fil du rasoir, confrontés dans un état de solitude à d’importants conflits de valeurs.

Puisse la crise aider au moins les uns et les autres à comprendre que le sort qu’ils vivent sur un mode purement individuel et personnel est partagé par bien d’autres de leurs collègues." Source : Le travail contre la société de Danièle LINHART, sociologue, directrice de recherches au CNRS.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans HARCELEMENT MORAL
commenter cet article

commentaires