Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 15:09

Régulièrement nous relançons la Direction sur ce problème: vous devez avoir à disponibilité l'ensemble des documents de votre solde de tous comptes le dernier jour de travail.

vous devez appeler et informer que vous passerez réupérer ces documents.

 

si vous ne faites pas cette démarche, vous pouvez toujours attendre pour les recevoir...(parfois 1 mois...)

 

si vous souhaitez plus de renseignements: cfdtdecathlon@hotmail.fr

 

Madame X… a travaillé au service de la société Sécuritas transport aviation security en qualité d’agent d’exploitation de sécurité, du 5 janvier 2008 au 5 juillet 2009, selon un contrat à durée déterminée.

Elle a saisi le 29 juillet 2009 la juridiction prud’homale en formation de référé pour obtenir le paiement de son salaire des mois de juin et juillet, la remise des bulletins de paie, du certificat de travail et de l’attestation d’assurance chômage.

Elle a reçu ces derniers par lettre du 11 août 2009.

Devant le conseil de prud’hommes statuant au fond, elle a demandé une certaine somme à titre de dommages-intérêts pour rétention et résistance abusive.

Pour débouter la salariée de sa demande de dommages-intérêts, le Conseil de prud’hommes de Nice a retenu que le contrat se terminant le 5 juillet, celle-ci aurait pu attendre le 5 août pour voir si son salaire était versé et qu’elle a été remplie de l’intégralité de ses droits suite à l’ordonnance de référé du 8 octobre 2009.

La Cour de cassation a cassé et annulé cette décision du Conseil de prud’hommes de Nice.

En statuant ainsi, alors qu’il avait constaté que le certificat de travail et l’attestation d’assurance chômage, qui étaient exigibles le 5 juillet 2009, n’avaient été adressés à la salariée que le 11 août 2009 et alors que la remise tardive à un salarié des documents nécessaires à la détermination exacte de ses droits, lui cause nécessairement un préjudice qui doit être réparé par les juges du fond, le conseil de prud’hommes a violé les articles L. 1234-19 et R. 1234-9 du code du travail.

Cass. Soc. 19 février 2014 n° 12-20591

 

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 10:46

en ces périodes d'examens,  où parfois votre responsable vous note en absence injustifiée,  vous avez droit à 5 jours de congés payés supplémentaire pour la révision et le jour de l'examen.

 

demandez bien ces jours par écrit.(mail,  courrier,...)

 

nous estimons qu'une entreprise comme Décathlon devrait informer ces salariés sur leurs droits ,  ce qui n'est pas le cas actuellement, puisque l'image qu'elle veut se donner et une "entreprise école".

 

Article L6222-35, Article L6223-4

 

Une réponse ministérielle (rép. Dimeglio : An XIV-10-1996) a précisé que l'apprenti bénéficiait de ces 5 jours supplémentaires même en l'absence de cours organisés par le CFA. Donc l'apprenti peut aussi prétendre à ces 5 jours pour réviser ces examens chez lui.

 

contact: cfdtdecathlon@hotmail.fr

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 08:36

Si Décathlon aime à se faire appeler "entreprise école", la Direction ne peut pas revendiquer "aider" de jeunes étudiants en les recrutant pour les aider dans leurs études et les mettre en absence injustifiées ou diverses et surtout les planifier 34H50 semaine quand ceux ci sont en examens.

 

Si vous êtes étudiant et que vous avez la connaissance de la date de vos concours ou examens, envoyez un mail à votre responsable dés que possible pour que celui ci ne vous planifie pas et vous donne une journée à 0H00 le jour J.

 

Votre RR doit aussi vous alléger vos semaines avant vos partiels pour que vous puissiez réviser.

 

Il aurait du s'organiser pour anticiper ce rendez vous.

 

Si il ne le fait pas et qu'il vous met en absence diverse,  contactez nous.

 

 

cfdtdecathlon@hotmail.fr

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 09:53

Une nouvelle fois,  Decathlon annonce la fermeture  d'un site.le plus fort,  c'est d'apprendre cette décision par la presse et qu'en interne,  certaines instances représentatives ne sont toujours pas informées...

 

cfdtdecathlon@hotmail.fr

 

ci dessous l'article de la voix du nord:

 

Décathlon quitte Lesquin, son magasin ne passera pas l’hiver

Publié le 21/04/2014

PAR Marie Vandekerkhove et Franck Bazin


C’en est fini du « village Oxylane », des terrains en libre accès adossés à un magasin de sport, ouvert en 2011. Ce concept, unique dans la région, n’a pas trouvé son public à Lesquin. Le magasin et le siège national quittent le site. Décathlon laisse la place à Boulanger, cousin dans la galaxie Mulliez.

photofranck

Hier, si certains salariés étaient encore dans l’expectative, beaucoup savaient depuis quelques semaines que le magasin était condamné. « Les deux premières années ont été très difficiles mais le magasin commençait à trouver sa clientèle », regrette un ancien employé. Ouvert en 2011, idéalement placé sur les plans entre le CRT, l’aéroport et l’autoroute A1, il devait « combler un manque dans la zone de chalandise du sud de la métropole où la clientèle est très sportive », prévoyait il y a trois ans le directeur du site, Patrick Levaique. Le public n’a pas suivi.

Une décision rare

Décision rare au sein du groupe, la fermeture du magasin de 3 200 m2 (une surface « moyenne » selon les canons Décathlon) a été actée. Il baissera rideau en octobre. « Malgré les efforts des équipes, le magasin, peu visible par les clients, n’est pas parvenu à trouver un équilibre économique satisfaisant et les perspectives sont aléatoires », précise un communiqué de la direction. C’en est fini du concept de « village Oxylane », unique dans la région. Il permettait, dans un même lieu, de pratiquer le sport sur des terrains de foot, de volley…, mis gratuitement à disposition et de s’équiper au sein du magasin. Un concept qui a fait ses preuves ailleurs (le site de Lesquin était le 9e à ouvrir en France) mais pas d’émules dans le Nord.

Autre spécificité du site lesquinois : le « village » abritait aussi le siège de Décathlon France, accolé au magasin. Lui aussi devra déménager. Ses salariés feront leurs cartons pour rejoindre le siège international dans le quartier des Près, à Villeneuve-d’Ascq. « Les 260 collaborateurs (service et magasin) seront tous accueillis à Campus et dans la métropole lilloise », précise encore le communiqué.

Les services administratifs de la marque de sport nordiste seront donc regroupés sur le site villeneuvois, à côté de son magasin vitrine et son centre de recherche et développement. Le poumon de Décathlon reste dans la métropole.

Mais la plaine de loisirs devrait s’étoffer

« La dalle est posée. Ouverture à la fin de l’année ! », affirme-t-on chez What’s up. L’enseigne, qui anime déjà deux sites à Wambrechies et à Villeneuve-d’Ascq, continue son développement à Lesquin. Avec ou sans Décathlon.

Même son de cloche chez Yoofly : « La présence de Décathlon ne conditionne pas notre projet. Le magasin peut fermer, la plaine va rester », insiste Aurélien Cabezon, son président. Tout en faisant remarquer que le plan local d’urbanisme a été changé pour donner de l’air « à une plaine de loisirs et pas à des logements ! »

La soufflerie géante, qui animera un équipement présenté comme unique au monde, devrait ouvrir au printemps 2015. Même si la direction reconnaît discuter avec l’aéroport de Lesquin, qui entend faire respecter la réglementation aérienne (le simulateur de chute libre se trouve dans l’axe des pistes des avions de tourisme), le projet ne devrait guère évoluer : « Le bâtiment s’élèvera bien sur 21 m de haut, comme prévu », certifie Aurélien Cabezon.

Investissement : 7 M €

D’ici à deux semaines, les fondations devraient être creusées. Une zone de 10 m de profondeur sur 35 m sera excavée. Un investissement global de 7 M € pour Yoofly qui entend bien « faire vivre la plaine de loisirs de Lesquin ». En espérant que les projets de faire venir du foot indoor et une salle de fitness se concrétisent malgré l’échec du « village Oxylane ».

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:39

Nous le rappelons,  mais vous n'êtes pas obligés (plus facile à dire qu'à faire) de céder gratuitement votre image à l'entreprise pour des fins professionnelles(reportage,photos sur facebook,...)

 

il est d'usage à Décathlon de se faire filmer,  prendre en photo sans savoir où vont ces images.

 

Nous avons déjà remonté ce problème à la Direction qui devait voir pour vous proposer un document si vous acceptiez ou pas de céder votre image,  ce qui n'est toujours pas fait à ce jour.

 

pourtant,  l'entreprise le sait bien et s'exposerait à des sanctions financières si un salarié saisissait la justice.

 

une dernière condamnation vient rappeler l'obligation des employeurs:

 

"En l’absence d’accord exprès du salarié, il s’agit d’une exécution de mauvaise foi du contrat de travail.

L’utilisation de l’image d’une salariée dans une vidéo à usage interne destinée à la formation des commerciaux, à laquelle Madame X… avait donné son accord à portée limitée, au-delà des termes de l’autorisation de prise de vue du 12 novembre 2009, cette vidéo ayant été diffusée sur Facebook et Youtube, constitue une exécution de mauvaise foi du contrat de travail du contrat de travail de la part de l’employeur.

Il importe peu comme l’allègue l’employeur, qui admet ce fait, que cette diffusion étendue résulte d’une faute du prestataire ayant réalisé la vidéo, et que l’image de Madame X… ait depuis été supprimée.

La Cour d’appel de Bordeaux a évalué à 5.000 Euros le préjudice causé à la salariée.

Cour d’appel de Bordeaux, 27 février 2014 n° 12/04307"

 

contactez nous: cfdtdecathlon@hotmail.fr

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 10:10

ci dessous, un article de la revue lutte ouvrière:

 

"En 2013, Angers Loire Métropole (ALM) a versé 500 000 euros à Décathlon, et cela va se reproduire tous les ans jusqu'en 2016 : le montant total du cadeau sera de 2 millions d'euros. Est-ce en échange d'un service rendu par Décathlon à la collectivité ? Non : ces 2 millions sont une amende que Décathlon fait payer à l'agglomération, pour n'avoir pas réalisé la bretelle routière promise par ALM en 2007 pour attirer le magasin dans la zone du Moulin-Marcille, sur la commune des Ponts-de-Cé !

Pour justifier ce transfert direct et massif d'argent public vers les caisses d'une entreprise privée, ALM avance le motif suivant : « Ce genre de dispositifs existe partout. Il est d'usage, même. Cela rentre dans la négociation pour faire venir des entreprises. » Quel aveu ! Partout dans le pays, les collectivités territoriales se font plumer par les grands patrons, dans une course à qui leur déroulera le plus beau tapis rouge, donc il n'y aurait pas de raison qu'ALM ne se fasse pas plumer aussi. Cette justification serait drôle... si ces 2 millions ne provenaient pas des impôts locaux payés par la population.

Comme pour sauver la face, ALM assure que la bretelle vers Décathlon sera construite en 2016. Décathlon aura donc eu le beurre et l'argent du beurre ! On comprend que ses dirigeants n'aient pas hésité à signer ce contrat sur le modèle « Pile je gagne, face tu perds ».

Ajoutons que le groupe Mulliez, qui possède Décathlon, n'est pas à 2 millions près : c'est le n°2 mondial de la grande distribution, son chiffre d'affaires annuel oscille entre 70 et 100 milliards d'euros, et la famille Mulliez est la troisième famille la plus riche du pays, avec un patrimoine estimé à 19 milliards d'euros."

 

contactez nous: cfdtdecathlon@hotmail.fr

Correspondant LO

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:37

Decathlon perd 7 places par rapport à l'année passée, passant de la 5 ième à la 12 ième places sur 18 entreprises, 5 rangs derrière Macdonald's.

 

est ce que les salariés ont cette année tiré la sonnette d'alarme pour faire comprendre à la Direction que certains problèmes dans l'entreprise doivent être entendus et écoutés??!!!

 

est il normal pour une entreprise classée dans ce type de sondage qu'un taux de turn over soit aussi élevé,  une ancienneté qui ne fait pas rêver, des salariés cadres au forfait jour où le temps de travail n'est pas controlé, une poly-compétence qui n'est pas reconnu financièrement,...

 

à voir certains chiffres, on peut quand même s'interroger sur la volonté de vouloir être réellement une entreprise où il fait bon vivre.

 

au lieu de dépenser des milliers d'euros dans ce type d'enquête,  peut être faudrait il simplement que la Direction  accèpte de reconnaitre de manière sincère certains problèmesde management qui causent peut être ce taux de turn over ou d'absentèisme élevé et qui devrait alerter l'entreprise.

 

notre rubrique témoignage est le reflet de la réalité que trop de salariés subissent.

 

link

 

l'entreprise accèpte-t-elle un pourcentage de souffrance au travail?...

 

si vous voulez apporter votre témoignage de manière anomnyme, 

contactez-nous: cfdtdecathlon@hotmail.fr

 

 

 

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 11:33

ci dessous un article du site de chronique ouvrière:

 

formation de départage du CPH de TOULOUSE a adressé un carton rouge à DECATHLON concernant sa pratique détestable consistant à faire des contrats de travail à durée déterminée d’été plus que douteux avec des durées hebdomadaires variables, de 0h à 34h50, lissés sur 12h par semaine (cette société qui avait interjeté appel s’est finalement désistée, très certainement pour ne pas se voir opposer dans d’autres dossiers une jurisprudence de Cour d’appel qui lui soit défavorable).

Le responsable de ce magasin DECATHLON avait indiqué à un jeune salarié lors de son embauche, qu’il lui serait attribué un nombre d’heures de travail important pendant son CDD et aurait également la possibilité de conclure un contrat de travail à durée indéterminée à l’année pour la journée du samedi, ce qui l’aurait aidé à financer ses études. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !

C’est la raison pour laquelle ce jeune étudiant a donné suite à cette proposition.

Malheureusement la société DECATHLON ne respectera pas son engagement et ne fera appel à lui que quelques heures par semaine. Elle ne lui proposera pas de contrat de travail à durée indéterminée à l’année pour le samedi.

C’est dans ces conditions que le Conseil de prud’hommes a été saisi.

Concernant la requalification du contrat de travail à durée déterminée en contrat de travail à durée indéterminée, le contrat de travail à durée déterminée du 23/07/2012 au 1/09/2012 était totalement imprécis et contradictoire dans son libellé, ce que n’a pas manqué de relever la formation de départage.

Il était conclu pour le motif d’accroissement temporaire d’activité suivant :

« Préparation par nos clients de leurs vacances estivales, et plus précisément accroissement d’activité sur la deuxième période (août) ».

Le salarié contestait la réalité de ce motif de recours prévu à l’article L1242-2 du Code du travail. Il n’a pas constaté qu’il y avait plus de personnel pour travailler dans le magasin sur cette période.

En effet, on ne voit pas en quoi au-delà du 15 août il y aurait un quelconque accroissement d’activité pour préparer des vacances estivales !

Dans le cas de la contestation du motif de recours, il est jugé régulièrement par la Cour de Cassation qu’il appartient à l’employeur de le justifier (par exemple cassation sociale 15 septembre 2010 n°09-40473).

A cet égard, les variations de 13% du nombre de clients et du chiffre d’affaires sur la période considérée n’étaient pas significatives, étant au surplus non démontrées si ce n’est pas un document établi unilatéralement par DECATHLON rejeté par les juges, nul ne pouvant se faire de preuve à lui-même.

Le jeune étudiant avait donc occupé un emploi permanent au sens de l’article L1242-1 du Code du travail.

S’agissant de la demande de rappel de salaire ou indemnité compensatrice de salaires sur temps complet, l’article L3123-14 du Code du travail dispose que le contrat de travail à temps partiel doit mentionner la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois (1°) et les modalités selon lesquelles les horaires de travail pour chaque journée travaillée sont communiquées par écrit chaque mois au salarié (3°).

Concernant la communication des horaires de travail, le contrat de travail stipulait au paragraphe « durée du travail » que le planning hebdomadaire indiquant la répartition des heures sur les jours de la semaine sera communiqué au moins 2 semaines à l’avance par voie d’affichage.

Cette disposition ne correspond pas à celle prévue par la loi, la communication par écrit devant se faire au salarié et non uniquement par voie d’affichage afin d’éviter les modifications soudaines de plannings (dans ce sens cassation sociale publiée 20 février 2013 n° 11-24012).

Or, mise à part la 1ère semaine de travail où les horaires ont été transmis par e-mail au salarié, rien de tel n’a été fait les semaines suivantes.

S’agissant de l’indication de la répartition des horaires elle n’existait pas dans le contrat de travail qui spécifiait que le salarié travaillera en moyenne 12 heures par semaine et que son horaire variera chaque semaine de 0h à 34h50.

On peut difficilement concevoir plus grande flexibilité !

En pratique, le jeune étudiant était dans l’impossibilité de prévoir à quel rythme il devait travailler et contraint de se tenir à la disposition permanente de son employeur.

De ce fait il ne pouvait trouver un autre emploi à temps partiel, ne connaissant qu’au dernier moment son planning hebdomadaire, le délai contractuel de prévenance de 2 semaines n’étant jamais respecté.

Comment s’engager ailleurs dans de telles conditions, sachant au surplus qu’on peut être appelé à travailler jusqu’à 34h1/2 dans la semaine !

Dans un tel cas la Cour de Cassation juge régulièrement depuis 1999 que le contrat de travail doit être requalifié à temps complet :

-  Cassation sociale 12 juillet 1999 n°97-41329 ; 21 novembre 2012 n° 11-10258 ; 20 février 2013 n° 11-24012

Ce salarié était donc bien fondé à réclamer un rappel de salaires ou une indemnité compensatrice de salaires sur temps complet outre les congés payés incidents.

La société OXYLANE DECATHLON a tenté vainement de se réfugier derrière l’exception d’indication de la répartition des horaires dans le contrat de travail visée à l’article L3123-14 du Code du travail qui est celle de l’application de l’article L3122-2 du Code du travail.

Ces dispositions ont, de fait, permis de rétablir le temps partiel annualisé par la conclusion d’un simple accord d’entreprise (le code du travail gagnerait effectivement à être allégé de tous ces articles néfastes et serait ainsi bien plus lisible, la complexité du droit n’étant pas toujours là où on le croit !).

Il s’est trouvé des « syndicalistes » pour signer le 6 février 2009 un accord d’entreprise détestable chez DECATHLON conclu dans le cadre de l’article L3122-2 du Code du travail qui permet d’annualiser le temps de travail, y compris pour les salariés à temps partiel.

Cependant d’une part cet accord n’exonérait pas cette Société de devoir respecter le délai contractuel de communication des horaires par écrit 2 semaines à l’avance, d’autre part cette exception n’a pas vocation à s’appliquer pour les salariés sous contrat de travail à durée déterminée de moins d’un an, sauf à considérer qu’on peut annualiser un CDD de 5 semaines !

L’article 2 de cet accord dispose en effet qu’il a pour objet d’aménager et de repartir les horaires de travail des salariés à temps partiel de l’entreprise sur une période annuelle, l’année de référence s’entendant de la période du 1er juin au 31 mai de chaque année.

Qui plus est la durée minimale de travail dans cet accord est fixée à 20 heures par semaine alors que le contrat n’était que de 12h hebdomadaires en moyenne.

Un accord exprès est prévu pour y déroger, accord qui n’a pas été présenté à ce salarié qui ne l’a donc pas signé.

La société OXYLANE DECATHLON indiquait dans ses conclusions que l’accord exprès résultait de la signature du contrat de travail par le salarié qui prévoyait une durée lissée de 12h par semaine.

Or il n’était pas mentionné dans le contrat de travail le droit de refuser un contrat de moins de 20h par semaine, pas plus qu’il n’a été remis au salarié l’accord collectif du 6 février 2009.

On ne peut donc en aucun cas parler d’un accord exprès du salarié à déroger à une disposition inconnue qui était plus favorable pour le salarié.

C’est ce raisonnement qu’a retenu la formation de départage, en indiquant, à juste titre, qu’une stipulation expresse ne peut résulter de la signature du contrat qui renvoie à l’accord.

Cette décision sera d’une grande utilité pour l’application des dispositions sur le travail à temps partiel contenues dans la loi dite de « sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013.

Enfin, si l’article 6 de l’accord DECATHLON adapte l’accord au cas des salariés ayant été embauchés en cours de période annuelle et de ceux dont le contrat a été rompu en cours d’année, cela sous-entend implicitement la conclusion d’un CDI car on ne rompt pas un CDD qui finit à priori par la survenance de son terme.

La suite est classique, du fait de la requalification du CDD en CDI et en l’absence de respect d’une quelconque procédure avec envoi d’une lettre de licenciement dûment motivée, la rupture était réputée abusive. C’est sportif le droit du travail chez DECATHLON !

 

contactez nous: cfdtdecathlon@hotmail.fr

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 16:46

La sortie du livre de Marie-France Hirigoyen en 1998 avait créé un électrochoc. La psychiatre observe aujourd'hui un durcissement des relations au travail. Entretien.

Un livre en 1998, une loi en 2002 : les salariés qui souffraient de harcèlement moral en silence ont osé prendre conscience qu'ils vivaient une situation anormale. Des plaintes ont été déposées, des dirigeants sanctionnés. Puis la crise est passée par là. A l'occasion d'un "Que sais-je ?" sur "Le harcèlement moral au travail"*, Marie-France Hirigoyen décrypte l'évolution des méthodes de management. Psychiatre et expert auprès de la Cour d'appel de Paris, elle observe le retour de comportements inacceptables.

Après le grand succès de la première publication de votre ouvrage, en 1998, la France s'est dotée d'une loi sur le harcèlement en 2002. Est-une une victoire ?

- Cette loi a été extrêmement importante. C’était la première fois que l’on parlait de santé mentale dans le code du travail. Au-delà des sanctions, la loi a fait obligation aux employeurs de mettre en place une prévention. Tout n'est pas réglé mais les entreprises ont maintenant une obligation de résultats concernant la prévention du harcèlement.

Le harcèlement moral au travail existe pourtant toujours. Comment l'expliquez-vous ?

- J'ai l'impression qu'il y a une banalisation. Il y a eu une prise de conscience et une amélioration avec la loi mais, avec la crise économique, nous assistons à un retour en arrière. Les relations au travail se sont durcies.

Vous observez cet impact de la crise ?

- Je reçois des cas plus graves qu’il y a quelques années. De personnes qui disent "j’ai supporté parce que je n’ai pas le choix, je ne peux pas perdre mon travail". Il y a un durcissement des méthodes de management qui amène les personnes à l'épuisement. Il suffit alors d'un chef tyrannique ou d'un collègue qui veut un peu plus de pouvoir pour que ces personnes épuisées se défendent mal et soient victimes de harcèlement moral.

La fragilité de l'économie augmente donc la vulnérabilité des salariés face au harcèlement ?

- La crise mais aussi le changement de société - cette société de réussite où il faut être le meilleur - peuvent amener des personnes à avoir des comportements inacceptables, sans en être conscientes, pour garder leur poste, pour avancer dans l’échelle hiérarchique.

La crise a-t-elle fait évoluer les méthodes de harcèlement ?

- La différence ne tient peut-être pas tant à la crise mais plutôt à l’évolution des méthodes de management. La limite entre ce qui est du management un peu dur et du harcèlement est devenue assez imprécise. Il est devenu normal de mettre la pression sur les personnes. Normal aussi de donner trop de travail. Le management actuel isole les personnes : on est responsabilisé, culpabilisé. On doit faire toujours plus avec moins de moyens. Cette ambiance générale épuise. A quel moment est-on dans quelque chose d’encore acceptable et à quel moment est-on dans une violence ? Notre société rend cette limite très floue.

Dans ce contexte, les harceleurs peuvent-ils se sentir poussés par leur hiérarchie ?

- Mais ils le sont quelquefois ! Il existe des entreprises où il y a une charte éthique impeccable mais où il y a une telle dureté du management que les cadres sont acculés à mettre encore plus de pression. Par ricochet, ils reproduisent ce qu’ils subissent.

Cette pression est-elle consciente ?

- Dans certains lieux, on considère comme normal le fait d'essayer de se débarrasser de quelqu'un. Je pense aux seniors : petit à petit, on leur retire leur travail, on ne leur propose plus de formation, on ne les tient plus au courant des réunions. Tout cela est partiellement conscient. Quand tout le monde doit être performant, si un salarié est un faible contributeur, on va le mettre de côté, en toute bonne conscience. On fait en sorte qu’il ait envie de partir de lui-même, qu’il s’épuise ou se mette en faute. Après, on peut s’en débarrasser.

Face au harcèlement, bien souvent on sait, on voit, mais on ne réagit pas. N'avons-nous pas une responsabilité collective ?

- Nous sommes effectivement tous concernés. Les témoins pourraient dire. Mais ils sont rarement en bonne position. J’ai eu l’exemple de personnes harcelées pour avoir soutenu un collègue qui dénonçait du harcèlement. Il faut être clair : quand on est encore en poste, on ne peut pas témoigner.

 

6962383


Il existe des entreprises qui tentent de réagir ?

- Face à un cadre de direction dont le management pose problème, certaines entreprises mettent un coach pour essayer de l’éduquer un peu. Mais, la plupart du temps, tant qu’il n’y a pas de plainte, rien ne se passe. Et si une personne se plaint, on va considérer que c’est elle qui pose problème. Il faut des directions courageuses qui osent sanctionner des managers performants si leur comportement pose problème.

Comment sortir de ce système ?

- Il y a quelques années, au cours de ses universités d’été, le Medef a organisé un débat sur les émotions au travail... C’est un peu comme si les entreprises cherchaient à se servir de la part humaine et émotionnelle des personnes quand c’est utile pour elles mais n’en tiennent pas compte quand les salariés viennent se plaindre. Le management actuel est contre performant : il démotive les personnes qui s’abîment petit à petit et perdent leur créativité. Si on veut que les entreprises soient plus performantes et les gens plus heureux au travail, il faut tenir compte des petites plaintes. Il ne faut pas attendre qu’il y ait des suicides sur le lieu de travail pour réagir.

Propos de Marie-France Hirigoyen, psychiatre, expert à la Cour d'appel de Paris, recueillis par Louis Morice - Le Nouvel Observateur.

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans HARCELEMENT MORAL
commenter cet article
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:35

Ce projet  ne devrait pas vous être présenté, mais cela a déjà été fait,  ce que nous avons remonté à la Direction.


si c'est le cas dans votre magasin :


- vous n'avez pas d'obligation de signer un avenant

- ce n'est pas une nouvelle fiche métier

- vous n'avez pas d'obligation à vous "inscrire" dans cette filière puisque vous le savez,  chez Decathlon,  faire un métier ou une mission supplémentaire ne veut pas dire le mois prochain avoir une rémunération supplémentaire (prime,  augmentation...) mais surtout le risque d'entendre en évaluation que vous ne maitrisez pas encore ceci,  cela...et qu'il faut donc une année supplémentaire pour faire ses preuves.....

 

Pour nous,  dans l'état,  c'est un travail supplémentaire et pour d'autres une forme de mise

au placard.

 

carricature homme stress

 

si vous avez des questions,  n'hésitez pas:

 

cfdtdecathlon@hotmail.fr

Repost 0
Published by cfdtdecathlon - dans TRACTS
commenter cet article